"Lorsque je suis arrivé à Crans-Montana, je venais de passer quatre mois en Argentine à visiter des prisonniers et m’occuper d’enfants des rues, vous imaginez le contraste! Alors c’est vrai qu’il y a des gens aisés mais pas seulement; beaucoup sont au service des touristes, il existe aussi une misère matérielle et humaine."

Et d’évoquer ces couples venus s’installer à l’heure de la retraite à Crans-Montana et dont l’un des deux, à la mort de l’autre, se retrouve soudain seul, sans réseaux, généralement loin des enfants… Rapidement Gérald Voide a organisé un petit réseau actif et attentif pour répondre à ces sollicitations.

"Quant aux touristes, qui sont nombreux à suivre les messes, je les apprécie beaucoup, ils reviennent régulièrement, en famille. Ils sont généralement plus disponibles, plus détendus… Ils arrivent en retard mais ne sont pas pressés pendant la liturgie!"

Pour eux, le prêtre organise des balades en été. Ils sont alors une trentaine à marcher et célébrer la messe. Du monde entier, des liens se tissent.

"Je suis heureux aussi de la forte présence portugaise qui s’engage beaucoup, tout comme les Italiens. Vous savez, finalement, l’homme est partout le même…"


Source : Le Journal de Sierre, édition du 19 février, page 15.