Le Grand Bisse remis en eau pour lui redonner sa valeur historique
Par Danielle, vendredi 27 juin 2008 à 19:40 :: Tourisme :: #1199 :: rss
REVUE DE PRESSE - Une partie Grand Bisse de Lens, autour de la colline du Châtelard, est à sec. Ce tracé, taillé dans les falaises, sera bientôt remis en eau. Le bisse retrouvera alors sa valeur historique (et touristique). Le JDS dans son édition de ce vendredi nous emmène sur place.
Un article de Bertrand Crittin:
Le Grand Bisse de Lens est centenaire à plusieurs reprises, puisque né au milieu du XVe siècle. Une partie de celui-ci, autour de la colline du Châtelard dans les parois verticales de la Lienne, est à sec depuis une vingtaine d'années. Par endroits, sur le versant orienté à l'ubac dans la section rocheuse face à Icogne et Ayent, le sentier s'est effondré. Elément historique et patrimonial d'importance pour la région, il méritait une attention particulière.

Les communes de Crans-Montana et la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage (FP) se sont penchées à son chevet. «Depuis quelques années, la fondation développe une politique de réaménagement des bisses sur territoire suisse», explique son responsable romand, Roman Hapka. «Le bisse est un bien culturel paysager au même titre que le mayen. En réhabilitant un tracé, c'est un peu d'histoire que l'on réhabilite.»

Des travaux de réfection seront donc entrepris pour remettre en eau cette partie du bisse et améliorer le sentier et sa sécurité, sous la conduite du Lensard Charly Bonvin, ancien responsable des sentiers pédestres. Ils seront réalisés de manière soigneuse, précautionneuse, avec le respect des matériaux utilisés initialement pour ces vrais ouvrages d'art. Ainsi, mis à part certaines tâches dangereuses ou spécialisées, celles-ci seront faites à la main. Selon le président de Lens, Fernand Nanchen, la rénovation du tracé pourrait débuter au mois de septembre déjà. Mais les travaux s'étaleront sur plusieurs saisons. «L'objectif est double, relève Roman Hapka, se rapprocher le plus possible du bisse originel et le rendre accessible aux gens.» Le tourisme pédestre a pris de l'importance et il entre complètement dans le phénomène du tourisme doux. «Le Valais touristique a oublié le patrimoine extraordinaire qu'il recèle», exprime le président. «Nous en prenons conscience aujourd'hui.» Cette conscience a un coût. La réhabilitation du Grand Bisse de Lens est estimée à 450 000 francs. Trois partenaires se partageront, à parts égales, cette somme: les six communes du Haut-Plateau de Crans-Montana, la Fondation du casino et la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage.
QUELQUES CHIFFRES
- 13,5 kilomètres. Le bisse prend sa source dans les eaux de la Lienne. Jusqu'au sortir de la vallée de la Lienne, le tracé est escarpé, aérienet vertigineux. Il se poursuit ensuite le long de la vallée du Rhône pour aboutir près du stade de Chermignon. Avec ses 13,5 km, il s'agit du plus long bisse de la région.
- 3. Toujours en kilomètres, la partie du bisse, autour de la colline du Châtelard, qui sera remise en eau.
- 400. Il y a environ 400 mètres de main courante (corde ou câble) le long du tracé. Ce chiffre va augmenter avec les travaux.
- 1450. L'année de construction du Grand Bisse de Lens, qui aura duré 4 ans.
- 1. Le pourcentage moyen de la pente du bisse.
- 70. Durant l’été, le secteur «pédestre» représenterait le 70% du tourisme estival.
- 450 000. La somme que coûtera la remise à neuf du Grand Bisse de Lens.
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Commentaires
1. Le dimanche 29 juin 2008 à 14:59, par Val
2. Le dimanche 13 juillet 2008 à 18:28, par Chapuis
3. Le mardi 29 juillet 2008 à 15:31, par Anouck - CME
4. Le mardi 29 juillet 2008 à 21:48, par Alphonse
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