L'Egyptien Samid Saris t le Russe Sergei Polonski ont l'intention d'investir quelque deux milliards de francs à Andermatt et Crans-Montana. Pour continuer à attirer une clientèle fortunée en Suisse, les hôtels de luxe doivent proposer une offre à la hauteur.


Assistons-nous à un nouveau paradigme en matière de tourisme alpin? Les gros investisseurs étrangers sauveront-ils nos régions alpines?

A ce jour, la question n'a quasiment pas été discutée publiquement. Or celle-ci soulève un certains nombres de points:
  • Y a-t-il un marché pour établir des colonies de luxe dans les montagnes?
  • Est-ce qu'on coupe le robinet aux destinations traditionnelles?
  • Cela va-t-il engendrer de nouvelles places de travail de qualité pour la population?
  • De nouvelles remontées mécaniques seront-elles construites et des domaines skiables développés?

De telles questions méritent d'être posées. Et cela ne signifie pas que l'on doit forcément être contre les nouveaux resorts dans les Alpes suisses. A l'heure du développement durable et de la protection du climat, nous sommes en droit d'exiger certaines garanties face à des projets de cette envergure. Les propositions sont sur la table: les standards "maison passive" dans les nouvelles constructions, le recours à des matières premières régionales et écologiques, la mobilité douce et le développement territorial durable.

Un texte de Dominik Siegriest,
président de l'initiative internationale pour la protection des Alpes (CIPRA),
in eXpresso, édition française, publiée à Lucerne le 5 février 2008.