Ski-alpinisme: images de nos aventuriers valaisans au Pôle Sud
Par Danielle, mercredi 6 février 2008 à 16:24 :: Sports et Loisirs :: #922 :: rss
Une expédition composée de membres du Club alpin section Montana-Vermala a passé la fin de l’année au Pôle Sud pour gravir le Mont-Vinson. Vous avez pu lire aujourd'hui le récit de cette aventure hors du commun que peu de Suisses ont vécue. C'était dans Sixième Dimension du jour. On vous propose quelques images ci-après, avec l'article en question à la fin du billet.
Ils ont vécu une expérience extraordinaire! «Ils», ce sont Alain Blanc, Tony Centofanti, Daniel Perler, Florian Salina, et les représentants de Crans-Montana Pierre-Yves Bonvin (responsable intendance et télécommunications), Claude Rey (responsable matériel) et Bernard-Aldo Robyr (préparateur physique et coach). Ces passionnés d’aventures, de froid et de hauteurs ont profité de «L’année des Pôles» pour s’attaquer au Mont-Vinson, le plus haut sommet d’Antarctique.
Une montagne mythique
Avec ses 4897 mètres, elle n’est pas très impressionnante à proprement parler, mais son ascension est considérée comme la plus chère du monde. Alors que pour une expédition traditionnelle un budget de 10 à 15'000 francs suffit, il faut compter 40'000 francs pour participer à l’aventure Antartica. «Cela provient du fait qu’une seule société américaine est accréditée pour mettre à disposition la logistique nécessaire pour gravir le Mont-Vinson, explique Bernard-Aldo Robyr. Elle facture ses prestations 30'000 dollars par personne.»
Le trajet n’est pas donné non plus, car les alpinistes ont dû utiliser un Iliouchine pour effectuer la liaison entre le Chili et Patriot Hill, le point d’entrée pour le Pôle Sud. Seuls six avions s’y rendent annuellement d’où le prix du billet de 11'000 francs. «Le jour de la traversée est fixé en fonction des conditions météorologiques, souligne pour sa part Pierre-Yves Bonvin. Nous avons été très chanceux de ce côté-là. Car le Mont-Vinson n’est pas un sommet très difficile en lui-même. En revanche, le vent, qui souffle certains jours jusqu’à 300 km/h, peut transformer une expédition en véritable cauchemar. Notre corps a également dû s’adapter aux 24 h de jour. On n’y pense pas forcément, mais ce n’est pas évident.»
Seize jours de nourriture
Les membres du Club alpin section Montana-Vermala (c’est aussi un de leurs points communs), sont restés au Pôle Sud du 19 au 31 décembre. «Nous avions pour 16 jours de nourriture et nous avons gravi le sommet en six jours, relève Claude Rey. Autres particularités: nous sommes partis sans guide et à ski. Nous avons ainsi pu évoluer à notre rythme et échapper à l’aspect commercial de cette aventure. Par exemple, le jour où nous sommes arrivés au sommet, nous étions tout seuls.»
Silence absolu
Cette région du monde reste encore un endroit totalement préservé et très difficile d’accès. Les Valaisans ont donc conscience d’avoir posé leurs pieds sur des terres où personne n’était passé avant eux. Le silence absolu reste d’ailleurs un de leurs souvenirs les plus forts.
Et après?
Ces passionnés ne vont pas s’arrêter en si bon chemin. D’ici deux à trois ans, ils comptent bien, soit conquérir un sommet qui n’a jamais été fait, soit s’attaquer à un 8000 m, ou soit poursuivre l’aventure «Seven Summit», à savoir vaincre les plus hautes montagnes de chaque continent qui sont le Mont-McKinley (6194 m, Alaska), l’Aconcagua (6952 m, Argentine), la Pyramide Carstensz (4884 m, Indonésie), l’Elbrouz (5642 m, Russie), l’Everest (8848 m, Népal), le Kilimandjaro (5895 m, Tanzanie), et le Mont-Vinson (4897 m, Antarctique).
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Commentaires
1. Le mardi 12 février 2008 à 08:06, par Danielle
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