Dans le quotidien vaudois, on lit ceci:

«Quand on pense Wengen, on pense Lauberhorn», fait remarquer René Vaudroz, ex-président de Swiss-Ski et président du comité d'organisation de la Coupe du monde de snowboard à Leysin. Et quand on pense Crans-Montana... c'est peut-être l'Open de golf qui vient à l'esprit. Les Mondiaux de ski de 1987? Sans doute aussi, pour certains, les nostalgiques de la grande époque du ski suisse ne manquant pas. Mais en vingt ans, l'image a pris des couleurs sépia.

La dernière épreuve de Coupe du monde à Crans-Montana, elle, remonte à dix ans. «Après les championnats du monde, on s'est endormis sur nos lauriers», reconnaît Marius Robyr, le président du comité d'organisation des descentes Coupe du monde. Les exigences de la FIS ne pardonnant pas le moindre assoupissement, la station du Haut-Plateau a disparu du calendrier.

Pour le réintégrer, il a fallu déployer les grands moyens. «Nous y travaillons depuis plus de deux ans, explique Marius Robyr. Et encore, nous avons profité du fait que la FIS souhaitait voir la Coupe du monde revenir en Suisse romande.»

Ce petit coup de pouce n'a pas dispensé la Piste nationale de devoir se remettre au goût du jour. La technique du ski ayant considérablement évolué, il a fallu l'élargir, et remodeler plusieurs bosses. Avec l'acquisition du matériel de sécurité, l'addition s'est montée à quatre millions de francs pour les communes du Haut-Plateau. Le budget pour les deux descentes de mars, lui, est estimé à un million et demi.

Le jeu en vaut-il la chandelle?

Personne n'en doute. Et surtout pas celui qui est également le patron de la Patrouille des Glaciers. «Au niveau des médias, des sponsors, l'engouement est incroyable», constate Marius Robyr. Et il ne fera qu'augmenter d'ici au jour J, quand quatorze chaînes de télévision retransmettront les courses en direct.

Derrière le retour de Crans-Montana en Coupe du monde se cache l'ambition d'obtenir, le plus rapidement possible, l'organisation de championnats du monde. «Si St-Moritz n'obtient pas ceux de 2013, nous serons candidats pour 2015», avoue Marius Robyr.

Est-il envisageable que les Alpes vaudoises entreprennent le même effort, se demande 24 heures. Il vaut mieux ne pas trop rêver, écrit en substance le quotidien vaudois.

  • Texte intégral sur le site de 24 heures, ici