Dans un article du Matin (ici), il est que les communes de Crans-Montana manquent de souplesse quant à l'application du règlement.

Selon le journaliste Raphaël Pomey, les communes y soumettraient toutes toutes les entreprises, même celles qui n'ont rien à voir avec le tourisme. Ce qui fait dire à Tristan Barras, patron de Next-Way.ch, qui vend du matériel informatique, "Je dois payer près de 600 francs par an alors que cette taxe ne concerne que ceux qui profitent de la présence des touristes. Je n'ai jamais affaire à eux, je ne vends que sur le Net!"


Une autre habitante fulmine: "Je fais de la réflexologie et je gagne 2000 francs par an. On m'a demandé 500 francs alors que je ne masse que des gens d'ici!"

Le Matin le souligne: le règlement soumet à la taxe toutes les entreprises dont l'activité est en lien direct ou indirect avec le tourisme. C'est peu dire que le règlement est flou, confie une juriste qui s'interroge sur "l'avidité des communes «au vu du nombre de sociétés susceptibles d'être taxées". Gaston Clivaz, président de Chermignon, reconnaît que presque personne n'échappe à la taxe, il pense qu'il est «normal» que les entreprises participent à l'essor du tourisme local.

Selon Jean-Daniel Antille, chef de l'antenne romande du Développement économique du Valais, il s'agit d'un manque de souplesse des communes: "Je suis chaque jour en relation avec des entreprises et je n'ai jamais entendu de tels problèmes. Ce sera sans doute réglé avec la révision de la loi cantonale sur la promotion du tourisme, qui va mieux réglementer la chose." Tristan Barras, nous dit Le Matin, n'attendra pas: il a décidé de déplacer les papiers de sa boîte dans une autre commune.