Des actionnaires bien de chez nous
Par Danielle, vendredi 12 octobre 2007 à 18:37 :: Finances :: #613 :: rss
Revue de presse - "Nous n'avons pas injecté de l'argent pour laisser partir notre patrimoine à l'étranger". C'est Michel Crettol qui l'affirme, interrogé par Bertrand Crittin dans le JDS. L'hebdomadaire local fait le point sur l'actionnariat de deux sociétés de remontées mécaniques: Grimentz et Crans-Montana.

Elles n’ont pas le choix. Pour continuer à vivre, les remontées mécaniques (RM) doivent investir. C'est ce qu'affirme le journaliste qui a rencontré les présidents des sociétés de remontées mécaniques de Grimentz et Crans-Montana, respectivement Nicolas Salamin et Michel Crettol. Deux sociétés qui recourent à l'augmentation de leur capital-action. «Cette solution s’imposait, indique le président Nicolas Salamin. Le capital actuel se monte à 4 millions de francs. C’est relativement faible par rapport au montant total des investissements de la société depuis 1967, 45 millions. Nous rentrons dans la norme.» Sur deux ans, le capital devrait passer à 6 millions.
«D’autres solutions s’offrent à nous, précise le président Michel Crettol. La vente de terrains non productifs, un prêt post posé ou une solution mixte.» Dans un délai de deux ans, le Conseil d’administration de CMA est cependant autorisé à accroître son capital de 10 millions. Celui-ci se fixerait à 29,2 millions.
Le jds constate que, d'un côté comme de l'autre, le capital est en mains locales. «Nous n’avons pas injecté de l’argent pour laisser partir notre patrimoine hors canton ou à l’étranger», insiste Michel Crettol. Qui parle au journaliste d’amour de la région et de l’intérêt prépondérant de la collectivité publique. Nicolas Salamin parle, lui, de capital sympathie. Il se souvient: «J’ai acheté ma première action à 20 ans. On pensait alors au développement de la station. Aujourd’hui encore, les gens sont avant tout intéressés à la bonne marche de l’entreprise, plutôt qu’à la rentabilité de l’action. C’est dans notre intérêt d’avoir un actionnariat large et local.» Et le président de se féliciter de l’effort financier des diverses communes et bourgeoisies d’Anniviers qui ont participé à l’augmentation du capital-actions. Un gage sur l’avenir, car «on est peut-être à un tournant». Nicolas Salamin regarde le futur à moyen et long terme et à l’éventuelle liaison
entre Zinal et Grimentz. «Si de gros investissements devaient être consentis, peut-on se contenter d’un capital sympathie?, s’interroge- t-il. Il est probable que nous fassions appel à des actionnaires investisseurs. Dans ce sens, c’est bien que les communes renforcent leur position au sein de RM. Ne commettons pas la même erreur que Saas Fee. Nous devons maîtriser notre développement.»
Retrouvez l'article du jds ici (pdf).
- Si vous vous intéressez à la vie de Grimentz, rendez donc visite à Nicole (une Salamin aussi, tientientien...). Son blog est là!
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Commentaires
1. Le vendredi 12 octobre 2007 à 22:17, par Nicole - Immoblog
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