Lolita Morena, qui êtes-vous?
Je suis une basket que les gens prennent pour une pantoufle de vair.

Votre tout premier souvenir?
Un champ de fleurs en face de chez ma grand-maman, en Italie. Je voulais ramasser toutes les fleurs. Je devais avoir 3 ans.

Etiez-vous une enfant sage?
J’étais tellement sage que ça en devenait lassant. Parfois, ma mère venait voir si je n’étais pas morte.

Enfant, de quoi aviez-vous peur?
Qu’on ne vienne me voler ma maman. Mon papa étant mort, j’avais peur qu’on vienne aussi me prendre ma mère.

Dans l’enfance, quel fut votre plus grand choc?
Me faire traiter de «sale Italienne qui pue» pendant la grande époque de Schwarzenbach.

Votre mère vous disait-elle «je t’aime»?
Oui, tout le temps.

Comment avez-vous gagné votre premier argent?
J’ai collé des étiquettes sur des envelop­pes dans une entreprise de La Chaux-de­Fonds. Je voulais m’acheter un vélomo­teur, à 13 ans.

Que vouliez-vous devenir?
Un mélange de Sherlock Holmes et d’Agatha Christie. En résumé, un détective privé.

L’amour pour la première fois. C’était quand et avec qui?
A 17 ans, avec mon compagnon de l’époque. Cela s’est bien passé. Mais, très sincèrement, je n’ai que des souvenirs d’angoisse de ce jour-là.

Pour vous, c’est quoi le vrai bonheur?
Regarder mon fils grandir, voir vivre mes animaux et admirer la nature.

Quelle est la plus belle de vos qualités?
Ma générosité, mais cela devient souvent un défaut, car les gens en profitent.

Votre plus grand regret?
Peut-être de ne pas avoir eu d’autres enfants.

Avez-vous déjà volé?
Oui, un paquet de chewing-gum, à 8 ans, mais il ne faut pas que les enfants lisent ça.

Avez-vous déjà tué?
En pensée, cela m’est arrivé quelquefois.

Si vous aviez le permis de tuer quelqu’un, qui serait-ce?
Personne. On n’a pas le droit de vie et de mort sur les gens.

Avez-vous déjà payé pour l’amour?
J’ai beaucoup payé de ma personne, au sens propre comme au sens figuré. Je me demande si je ne devrais finalement pas tenter l’expérience de payer pour l’amour… Cela remplacerait le petit canard vibrant!

Avez-vous déjà menti à la personne qui partage votre vie?
En ce moment, personne ne partage ma vie. Mais j’ai menti un peu à chacun de mes amoureux.

Avec qui aimeriez-vous passer une agréable soirée?
Avec tous les gens que j’aime.

Qui trouvez-vous sexy?
Angelina Jolie.

Pour qui était votre dernier baiser?
Pour mon fils, ce matin.

Pourquoi avez-vous pleuré la dernière fois?
A cause de mon fils, il y a trois semaines, quand il a commencé le collège. J’ai pleuré de fierté: j’ai pris conscience que mon fils devenait un petit homme.

De quoi souffrez-vous?
De nous voir détruire notre planète, de voir un tel manque de respect pour la vie en général.

Avez-vous déjà frôlé la mort?
Oui, trois fois. La première fois, j’avais 22 ans et j’ai eu un accident de voiture: c’est là que j’ai pris conscience de ce qu’était la mort.

Croyez-vous en Dieu?
Absolument. Mais je ne crois pas qu’Il soit catholique, protestant, etc.

Quel est votre péché mignon?
Les gnocchi. Je mourrai sûrement d’une overdose de gnoc­chi.

Trois objets culturels (livres, CD ou DVD) que vous emmenez sur une île déserte?
Un disque de Brahms, le DVD d’«Orange mécanique» et le livre «Lo­lita » de Nabokov.

Combien gagnez-vous par an?
Suffisamment pour éduquer mon fils, nourrir toute ma famille ani­male et m’offrir pas mal de choses inutiles.

Pensez-vous que vous gagnez assez par rapport au travail que vous fournissez?
Oui, la plupart du temps.

Qui sont vos vrais amis?
Mon fils et ma mère.

Que souhaitez-vous à vos pires ennemis?
Rien. Je n’ai déjà pas de temps pour m’occuper de mes amis.

Ronflez- vous la nuit?
J’imagine que oui, quand je suis enrhumée.

Qui aimeriez-vous voir répondre à ce questionnaire?
Mon idole: Sherlock Holmes.

 

Née le 15 octobre 1960 à Cantiano, en Italie, Lolita Morena a été élue Miss Suisse en 1982. Depuis 2004, elle présente les «Coups de cœur d’Alain Morisod» aux côtés de Jean-Marc Richard. Elle a également joué dans plusieurs séries, dont «Les Pique-Meurons».

Source: Le Matin