Les six communes de Crans-Montana ont lancé, avec leur règlement sur les quotas et le contingentement (RQC), un mouvement qui sera probablement imité. Cela ne les empêche pas de figurer parmi celles tenues d’agir selon Jean-Michel Cina. Même si certaines auraient pu figurer à côté des sept «condamnées». «A Lens, nous étions nettement au-delà de la limite des trois ans de délai», confirme son président Fernand Nanchen. «Jean-Michel Cina a pris une décision politique courageuse. Cela aurait été un mauvais signe de sanctionner des communes qui ont choisi de prendre des mesures.» Son confrère de Randogne Paul-Albert Clivaz, président de la commission de coordination, estime qu’il faudra attendre un ou deux ans pour que le RQC déploie réellement ses effets. «De toute façon, le RQC n’a rien à voir avec la vente aux étrangers. C’est une question d’aménagement du territoire, de gestion des résidences secondaires. Et c’est là le vrai problème. Je suis convaincu qu’il faudra une réflexion cantonale à ce sujet.»

Propos recueillis par Laurent Savary et parus dans Le Nouvelliste du jour.