Le livre du moment?
Un livre qu’une copine m’a offert,  «Les charmes discrets de la vie conjugale» de Douglas Ken­nedy. Je trouve génial sa fa­çon de raconter les choses: ce n’est pas alambiqué et c’est raffiné tout de même. Kennedy raconte des his­toires toutes simples de manière passionnante. Comme je suis passion­née par les romans po­­liciers, les thrillers, j’en lis un deuxième dont je ne me rappelle ni le nom ni l’auteur. Et puis, ça fait un moment que je suis sur «Alexandre le Grand» de Battistini et Charvet.

Le livre essentiel?
Il y en a deux. Le premier que l’on peut deviner facile­ment: «Lolita» de Nabokov puisque c’est grâce ou à cause du roman que mon papa m’a donné ce prénom. J’ai lu le livre pour essayer de comprendre pourquoi mais, plus à l’opposé de l’héroïne de Nabokov, il ne pou­vait pas me réussir! A part ça, c’est un grand roman, une histoire hallu­cinante. Le deuxième livre, c’est «Le nouveau rapport Hite». Ça m’a tel­lement rassurée sur ma vie sexuelle! Jusque-là, j’avais l’impression d’être marginale, pas faite comme tout le monde. Donc, je me suis rendu compte que j’étais une femme totalement nor­male et je l’ai même of­fert à mon ex-mari qui s’est empressé de ne pas le lire. Dommage… Ce serait pas mal que les mes­sieurs, renseignés surtout par des films pornos, s’in­forment sur la mécanique féminine.

Le livre qui se refuse à vous?
«L’Astrée» d’Honoré d’Ursé mais je vais arrêter d’essayer. On m’avait dit que c’était utile pour comprendre l’amour. Je trouve juste impossible! C’est peut-être pour ça que je ne comprends rien aux choses de l’amour!


 Le livre que vous auriez aimé écrire?
«Oscar et la dame rose» d’Eric-Emmanuel Sch­mitt, juste parce que c’est le premier livre qui a passionné mon fils quand il avait onze ans. J’étais presque un peu jalouse!


Le livre que vous n’écrirez jamais?
Il y en a plein: «George W. Bush, sa vie, son oeuvre», «La grande éloge de l’UDC»…


Le livre de votre enfance?
Quand j’étais petite, je rêvais de de­venir détective privé. Je me suis donc lancée très tôt dans les aventu­res de Sherlock Holmes.
«Le chien des Baskerville» , ça m’a foutu la trouille de ma vie! Je l’ai quand lu huit fois au moins. L’autre, c’est «Mort sur le Nil» d’Agatha Christie. C’était une femme fascinante, elle a fait les quatre cents coups et c’est elle qui a provoqué ma passion pour l’Egypte. J’ai d’ailleurs étudié l’égyp­tologie à l’Uni et j’ar­rive à déchiffrer des hiéroglyphes, bien que j’aie été coupée dans mon élan par mon élection de Miss Suisse 1982…

Jamais en retard d’un défi, l’ex-Miss Suisse fait danser Crans-Montana à l’enseigne de sa boîte Le Baiser de la Rose. Et couvre d’amour et d’humour son fils Loris, ses chiens, ses chats, ses équidés...


Source: Le Matin - 21 mai 2007