Jérémie Robyr soutient le projet de modification de la loi sur le tourisme
Par Danielle, jeudi 3 mai 2007 à 07:36 :: Tourisme :: #323 :: rss
Injuste pour l'hôtellerie, dangereuse pour la compétitivité, la nouvelle loi sur le tourisme, qui va être soumise prochainement au Parlement valaisan, a déjà trouvé son lot de détracteurs, principalement dans l'hôtellerie. Mais elle a aussi ses partisans. Parmi eux, l'organe faîtier du tourisme valaisan, Valais Tourisme. Jérémie Robyr, son président, tente de répondre aux opposants au projet et parle «d'une chance unique pour le Valais».
M. Robyr, les hôteliers se sentent lésés par le projet de loi. Ils ont l'impression de ne pas avoir été consultés. Certains assurent même que si la loi passe en l'état, des établissements devront fermer.
Valais Tourisme non plus ne faisait pas partie du groupe de travail qui a constitué le projet. Cependant, en amont, tous les acteurs du tourisme avaient été consultés, y compris les hôteliers.
N'est-ce pas injuste que les hôteliers soient les seuls, avec les campings, pour qui on a maintenu la taxe de séjour? Avec ce système ne pénalise-t-on pas les lits chauds?
Là je suis en partie d'accord avec les hôteliers. Il y a peut-être une autre manière que la taxe de séjour pour encaisser ce montant. Il faudrait que les hôteliers et GastroValais proposent eux-mêmes une alternative afin de dégager le même montant. En taxant les hôtels sur leur chiffre d'affaires ou le nombre de lits par exemple.
En taxant une deuxième fois sur le chiffre d'affaires, vous pénalisez doublement les entreprises qui fonctionnent bien. Ne faudrait-il pas au contraire les favoriser afin qu'elles créent des emplois?
Mais il existe aussi dans le projet de loi des mesures compensatoires pour l'hôtellerie. La taxe sur les transactions immobilières par exemple. Ainsi, tout transfert de propriété ayant pour objet une résidence secondaire est grevé d'une taxe en faveur du fonds spécial pour le financement des infrastructures touristiques.
Avec le soutien de plusieurs partis aux hôteliers, croyez-vous à la réussite de cette loi?
Bien sûr. Il faut encore en discuter de façon à trouver un compromis pour tout le monde. Mais c'est une chance unique de professionnalisation.
Interview réalisée par Melina Sargenti
Le Matin
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