Principale modification par rapport au projet de la commission extraparlementaire: l’idée d’un impôt cantonal en faveur du tourisme a été abandonnée. Elle avait suscité une levée de bouclier de plusieurs milieux. Par contre, la taxe de séjour et d’hébergement est maintenue: selon le Gouvernement valaisan, «l’encaissement auprès des hôtes dans les établissements hôteliers, les campings, les cabanes de refuge et les auberges de jeunesse n’entraîne pas de gros problèmes ni de dépenses importantes.» Ce qui ne serait pas le cas pour la taxe perçue auprès des hôtes de chalets et appartements de vacances où cela implique un «travail de longue haleine et lacunaire». Cette dernière sera donc abandonnée et remplacée par une taxe calculée sur leur valeur fiscale. Du côté de l’association des hôteliers, Patrick Bérod ne cache pas sa déception: «Nous sommes à nouveau les seuls à passer à la caisse! Nous payons plus d’impôt que les autres branches de l’économie. Déjà la nouvelle loi sur l’hôtellerie et la restauration avait décidé de maintenir la redevance, aujourd’hui la loi sur le tourisme fait de même. Ce n’est pas acceptable!» Bien sûr, on rétorquera aux hôteliers que la taxe de séjour est répercutée sur le client. «Oui, mais cela crée toujours plus de paperasserie, de frais administratifs. Et lorsqu’on travaille avec une agence, on sait bien qu’elle veut un prix net tout compris… Nous aurions préféré que l’hôtelier paie un forfait, par exemple». Patrick Bérod, lui-même député-suppléant au Grand Conseil, ne cache pas qu’avec ses collègues et élus proches de l’hôtellerie il va réfléchir à d’autres solutions à proposer.

Enthousiasme à Valais Tourisme

Du côté de Valais Tourisme, le directeur est très enthousiaste: «Ce projet de loi respecte tout à fait la Politique du tourisme». Urs Zenhüsern se félicite de la volonté de l’Etat de mettre en place des structures fortes: la future loi prévoit en effet jusqu’à neuf régions touristiques chapeautée par l’organisme faîtier. Nouveauté d’importance: l’Etat créera et financera une société Promotion Valais, chargée de gérer la marque Valais et d’assurer la promotion touristique du canton. «Même si Valais Tourisme doit subir quelques changements, j’espère que cette proposition sera adoptée par le Grand Conseil». Pour Urs Zenhäusern, «il s’agit d’une solution qui va faire avancer notre canton.»

Du côté du comité de Valais Tourisme comme du comité des hôteliers valaisans, on se penche maintenant sur une analyse détaillée du projet de loi.

Selon le Gouvernement, «le canton mettra à disposition de la branche touristique plus des moyens financiers qu’il n’est en mesure de le faire aujourd’hui.»

Cet article a été publié dans le cahier français de Hôtel+Tourisme Revue