(...) Armand Bestenheider, propriétaire de trois établissements dans la station de Crans-Montana, prouve également que le succès passe avant tout par le charisme personnel et un état d’esprit anticipateur. L’homme a construit pour ses enfants un empire hôtelier avec des établissements haut de gamme (L’Etrier, l’Aïda Castel, l’Hostellerie Du Pas de l’Ours avec son restaurant une étoile au guide Michelin et 17 points au Gault et Millau). Il a même racheté une boulangerie et une menuiserie pour faire réaliser le travail sur bois et sur vieux bois qu’il affectionne lorsqu’il rénove et transforme ses établissements. Armand Bestenheider est fier de dire que l’Aïda, pour ne parler que de cet établissement, n’a jamais été fermé un seul jour depuis quarante ans. Dans une station marquée par la saisonnalité, c’est effectivement un exploit. Son message pour réussir: «Beaucoup travailler, investir sans cesse pour rester au goût du jour et s’impliquer fortement personnellement.» Il ajoute: «Je ne demande pas de subsides, mais des infrastructures qui manquent malheureusement sur le Haut-Plateau.» Il ajoute: «Il faut se remettre en question chaque année car la part de clientèle fidèle est beaucoup moins grande qu’avant, les séjours plus courts.» Et Armand Bestenheider de conclure: «Le problème aujourd’hui dans l’hôtellerie, c’est qu’on ne s’occupe plus assez du client. Et le comble c’est que les taxes touristiques pénalisent ceux qui font l’effort de rester ouverts toute l’année!»

Source: Nouvelliste, 7 avril 2007