"Evitons des dérapages"
Par Danielle, samedi 20 janvier 2007 à 18:14 :: Gouvernance :: #116 :: rss
Revue de presse... Journal de Sierre de ce vendredi 19 janvier, sous la plume de Bertrand Crittin:
Le Règlement des quotas et du contingentement (RQC) a pour but d'atteindre un juste équlibre, en station de Crans-Montana, entre résidences principales et secondaires. Qu'en est-il des villages? Eclairage à Lens, qui veut adopter ausi un règlement du contingentement pour la zone du Sergnou-Trionna.
Le Règlement des quotas et du contingentement (RQC) a pour but d'atteindre un juste équlibre, en station de Crans-Montana, entre résidences principales et secondaires. Qu'en est-il des villages? Eclairage à Lens, qui veut adopter ausi un règlement du contingentement pour la zone du Sergnou-Trionna.

RQC, les trois lettres résonnent dans la tête de uqasi tous les citoyens du Haut-Platteau de Crans-Montana. Rendu public en novembre, le règlement des quotas et du contingentement fait parler de lui: une septantaine d'oppositions, des corrections apportées par les élus et une votation risquée le 11 mars prochain. Les politiciens se sont portés au chevet de la station de Crans-Montana. Qu'en est-il des villages? Les mesures envisagées en zone touristique pourraient-elles développer des effets non souhaités dans les villages, soit un afflux de résidences secondaires (R2)?
Le bureau arcalpin a étudié les constructions réailsées dans les villages sur les cinq dernières années. Constat: il n'y a pas pléthore de R2 au-dessous de 1300 mètres d'altitude. Mlagré tout, les communes se prémunissent. En tout temps - pour autant que la population accepte le RQC -, celles-ci peuvent introduire un frein à la construction dans certains secteurs, si elles en ressentent le besoin. Seul Lens a franchi le pas aujourd'hui. Le Règlement communal du contingentement (RC) est prêt. Il fixe un contingent relatif de R2 annuel sur la zone du Sergnou-Trionna, dans la partie haute du village. "Il n'existe pas de développement excessif de R2 dans ce secteur. La région est prisée. On prend des précautions pour éviter des dérapages", explique Paul-Henri Emery, conseiller communal à Lens et membe du groupe de travail RQC.
Les prix flambent... déjà
Lens veut donc maîtriser son avenir et le développement "harmonieux" de ses zones à bâtir. Paul-Henri Emery le reconnait volontiers: le rapport entre les résidences principales (R1) et les R2 "n'est pas trop élevé pour le village". On dénombre 80% de R1 pour 20% de R2. Soit la proportion inverse à celle que l'on retrouve en statoin. Le futur règlement admet même un rapport maximal de l'ordre de 50%. On est donc loin du compte. Les édiles communaux portent pourtant un regard attentif, pour ne pas dire inquiet, sur la zone du Sergnou-Trionna, au-dessus de la route reliant Lens à Chermignon. Les constructions s'accroissent sur ce territoire et les prix, aujourd'hui déjà, ont tendance à s'enflammer. "En deuxans, ils ont doublé", reconnaît le conseiller, qui pose clairement les priorités du RC: "On veut éviter la descente des R2 sur les hauts du village, un flambée des prix du terrain et une emprise démesurée au sol. Sans cela, nous n'aurions plus de terres, accessibles financièrement, à offrir à nos enfants et petits-enfants, afin qu'ils s'installent au village et puissent y vivre." En filigrane, se dégage ainsi l'envie de maintenir une population locale et une vie sociale forte au coeur des villages.De l'importance de la notion d'identité
Le RC lensard s'applique à toutes les nouvelles constructions. Les personnes qui ont un droit acquis dans le secteur désigné ne sont pas touchées par le règlement. Cette loi concerne toutes les personnnes qui n'ont pas leur domicile fiscal et administratif sur la commune de Lens. Un contingent annuel relatif à été calculé en fonction des réalisations des cinq dernières anées et détermine une surface brute de plancher (habitable) maximale pour les R2. Jusqu'à maintenant, celle-ci se montait à 280 m2 pour la zone du Sergnou-Trionna. "Avec le règlement, on augmente même la surface à 350 m2, ce qui correspond à la construction de deux belles villas. On peut se le permettre", remarque Paul-Henri Emery. Seul le Sergnou-Trionna est aujourd'hui concerné par ces mesures. Aucune autre zone ne pose problème à Lens. La commune anfait pour pour construire des R1. A titre d'exemple, à l'entrée du village, en venant de Granges, la zone des Daillettes est réservée aux immeubles locatifs. "Il existe une demande forte pour s'établir à Lens. Il manque des logements."Le RQC sera soumis à vocation populaire le 11 mars prochain, mais pas le RC. Actuellement, de discussions sont en cours pour savoir la manière dont il sera accepté. Mais l'un ne va pas sans l'autre. En cas de refus du RQC, le RC n'est pas applicable.
Les communes attentives
A l'heure actuelle, Lens fait figure d'exception. Aucune ébauche de règlement communal du contingentement n'attend les cinq autres tiroirs municipaux. Mais on demeure attentif et prêt à intervenir. "Le cas échéant, le règlement nous permettra d'intervenir rapidement", concède Francis Tapparel, président de Montana. Chaque commune a donc le loisir d'intervenir si elle l'estime nécessaire.- Chermigon: Aucune urgence actuellement, de l'avis même de Paul-Alfred Mudry, conseiller et président de la commission qui a conduit le RQC. A Chermignon, il n'existe pas de déséquilibre entre R1 et R2. Au-dessous de la cote 1300, les services techniques communaux estiment le pourcentage de R2 dans une fourchette de 5 à 10%. "La situation n'est pas dramatique."
- Icogne: Eric Kamerzin, président d'Icogne, avoue avoir peur de la flamblée des prix "qui ne permettrait plus aux Icognards de disposer de terrains pour construire". La Municipalité pourrait prochainement s'atteler à la préparation d'un règlement. Ces dernières années toutefois, le vent a tourné du bon coté selon le président. De nombreuses R2 ont été transformées en R1. Iocgne compte aujourdhui 17% de R2.
- Mollens: La distance entre Mollens et la station (Aminona) semble agir comme un garde-fou face au développement des R2. "Celui qui désire construire à Mollens construit au village. Nous n'avons pas besoin d'ajouter des règles supplémentairres", juge le président Stéphane Pont. Si Mollens comptabiliserait un nombre important de R2 il y a une vingtaine d'années, "le rapport s'est aujourd'hui inversé".
- Montana: "Nous laissons les choses telles quelles, en raison de nore configuration géographique", note Francis Tapparel. Les espaces forestiers entre Montana Village et la zone touristique de la Moubra délimitent et protègent clairement les deux entités. "Ce qui ne signifie pas que nous n'interviendrons pas dans 5, 6 ou 7 ans, si nécessaire." Selon les comptes du président, il n'y a pas plus de 5 à 10 R2 entre les divers hameaux de Montana.
- Randogne: "On surveille. On a une certaine maîtrise, sans grande demande de R2", note Paul-Albert Clivaz. Le village ne subit pas de grosses pressions à ce niveau, d'autant plus que Bluche appartient à la zone touristique et est donc soumis au RQC.
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