Ci-après, nous reproduisons l'interview de Jean-Michel Cina.

Yves Balmer : Crans-Montana, c’est un exemple à suivre?
Jean-Michel Cina : Pour moi évidemment c’est un bon exemple, cela démontre qu’il y a des communes qui ont la capacité de prendre en mains leur destin et de planifier, d’avoir la maîtrise du développement des résidences secondaires, des lits hôteliers. Dans ce sens, c’est un exemple à suivre.

Quelle est la mesure qui vous paraît la plus intéressante?
Pour moi il y a deux mesures. La première, le quota, qui donne la possibilité de rééquilibrer, d’avoir un développement équilibré entre des lits hôteliers, des résidences secondaires, des résidences principales. Je crois que pou l’avenir d’une station, cet équilibre est essentiel. La deuxième mesure, c’est le contingentement, c’est à dire le frein absolu dans la construction des résidences secondaires.

Sans ce nouveau règlement, les communes du Haut-Plateau auraient-elles figuré sur la liste des sept communes pour lesquelles vous avez imposé un moratoire?
Il est certain que ces communes seraient tombées sous le coup de ce moratoire, j’en suis persuadé.

Crans-Montana se prononcera en mars sur ce règlement, toute la population donnera son avis. Quelle importance revêt pour vous cette votation?
Ce vote a une importance cantonale et je souhaite que la population du Haut-Plateau donne ce signal en direction d’autres communes qui devront suivre cet exemple de rechercher un équilibre dans leur développement.

Depuis le moratoire que vous avez imposé en décembre est-ce que ça bouge dans les autres communes valaisannes?
Oui, j’ai été abordé par une commune qui souhaite avoir aussi un soutien du canton pour les accompagner dans un processus qui leur permette de trouver un règlement qui va dans le même sens que celui des communes du Haut-Plateau. J’ai aussi eu beaucoup de lettres de soutien qui nous félicitent pour cette mesure parce que justement l’objectif c’est d’avoir un développement durable et équilibré dans nos stations.

Source:
Canal 9, mercredi 10 janvier 2007

Voir aussi le billet précédent pour comprendre le contexte

Sur le même sujet, à la Télévision suisse romande et l'interview de Cédric Barras